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CONSTRUIRE AVEC LE CLIMAT REUNIONNAIS

Jean-Louis Izard, architecte, est responsable pédagogique de la formation « Qualité environnementale du projet architectural et urbain à la Réunion », organisée par le CAUE de la Réunion depuis maintenant 4 années.

Enseignant chercheur à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille, responsable de la formation professionnelle continue « Qualité Environnementale des projets architecturaux et urbains en région méditerranéenne à l’heure du développement durable » depuis plusieurs années, il a publié plusieurs études sur l’architecture environnementale en région méditerranéenne.

Il a mis à profit ses nombreux séjours à la Réunion, pour étudier l’architecture en relation avec le climat de notre île. Il nous livre ici le début de ses réflexions.

 

PARTIE 1 : Le résidentiel dans les Bas


Construire avec le climat réunionnais impose au concepteur un certain nombre de précautions, surtout à l’heure du « bâtiment durable » avec comme principal objectif d’économiser l’énergie liée à l’usage des locaux  et d’éviter la climatisation. Cette question ne concerne que « la construction dans la zone des Bas », la plus chaude de l’île, qui fait l’objet de la première partie de cet article.

L’article est basé sur une présentation des conditions climatiques des Bas, ainsi que les rôles capitaux de la ventilation, de l’inertie thermique et de la protection solaire. La question de l’efficacité des protections solaires fixes est posée. Le cas spécifique des varangues est traité et les capacités de transmission des masques architecturaux courants sont abordés.

Le résidentiel est traité à deux échelles : le logement individuel et le logement collectif. Dans les deux cas, des exemples sont montrés et analysés empruntés à l’histoire de l’architecture dans l’île, depuis la case créole jusqu’aux projets contemporains, en passant par l’œuvre de Jean Bossu. Des constantes apparaissent qui montrent que les habitations possèdent souvent des éléments de défense contre l’ensoleillement et la chaleur en se servant des déplacements de l’air à travers le volume habitable. Si un certain nombre de ces éléments ont parfois été oubliés par les architectes plus enclins à concevoir des bâtiments compacts et peu perméables à l’air, il est réconfortant de voir apparaître de nouveaux concepts d’habitations collectives, aussi bien dans le logement social que dans le secteur libre, qui renouent d’une certaine façon avec ces constantes.

Une suite de l’article est en préparation : elle sera consacrée au « Résidentiel en zones des Hauts et d’altitude » et à l’ « architecture tertiaire en toutes zones ».

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Chapitre 9

Chapitre 10





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